Irlande – Créatures Folkloriques

Hello Fairies!

Pour préparer mon week-end en Irlande, je me suis dit qu’il serait intéressant d’en savoir un peu plus sur le folklore Irlandais. J’adore découvrir les mythes et légendes locales, j’ai donc décidé de partager avec vous mes trouvailles concernant les créatures du folklore irlandais. Si vous voulez que je développe plus l’une de ces créatures ou légende dans un article, n’hésitez pas à me le dire, si ça vous intéresse ce sera avec plaisir! 😉

Molly Mallone

Mary Mallone, une jeune et belle poissonnière est un personnage fictif issu d’une chanson populaire irlandaise « Molly Malone », aussi 800px-molly_malone_073007nommée “Cockles and Mussels” (coques et moules). Cette chanson populaire datant de 1880 est chantée un peu partout à Dublin (dans la rue et les pubs)
La chanson, tragi-comique, conte l’histoire de Molly Malone, l’une des plus belle femmes de la ville, vendant chaque jour son poisson, ses coques et ses moules dans les rues de Dublin jusqu’à ce qu’elle soit terrassée par une terrible fièvre.
Cette chanson est devenue très populaire au fil des années, et a permit de faire de Molly Malone l’un des personnages emblématiques de la ville de Dublin. La légende se serait même étoffée autour de cette femme, et beaucoup s’accordent à dire que cette dernière vendait son poisson dans les rues le jour, et se prostituait la nuit, avant de mourir et de hanter les rues de Dublin.

La banshee

La Bean Si ou Bean Sidhe en gaélique irlandais (« femme de l’autre monde » ou « femme du tertre« ), est avant tout décrite comme une femme blafarde, habillée d’une longue robe blanche fantomatique. Ses cheveux seraient alors coiffés en bataille, et ses cris (appelés banshee_lydia_ghostedkeenings) seraient si déchirant qu’ils transperceraient toutes les âmes humaines.
Aussi, la Banshee est par définition un être en douleur, qui manifeste sa souffrance par de véritables cris inhumains. Ses cris sont annonciateurs, pour celui qui les entend, de la mort prochaine d’un proche, ou de quelqu’un d’important.
Les déformations culturelles auraient au fil du temps placées la légende de la Banshee au rang des mythes comme ceux des fées, des sorcières ou encore des leprechauns. On en trouve d’ailleurs différentes interprétations suivant le pays où vous vous trouvez. Certains la décrivent comme une très belle femme, tandis que d’autres la dépeignent comme un vieille dame âgée, très maigre et enlaidie par la douleur.
La banshee ne provoque jamais elle-même la mort : elle n’est que la messagère. Et si on remonte un peu dans les traditions, on s’aperçoit qu’elle n’est pas toujours une figure négative… Lors de grandes batailles, elle annonçait la mort des hommes au combat, et les protégeait lors de leur passage vers l’Autre Monde.

Jack O’Lantern

Il y a de cela plusieurs siècles de cela, Stingy Jack, un vieil ivrogne, est connu dans les environs pour sa malice et sa radinerie. Ce dernier aime jouer des tours à son entourage, boire jusqu’à plus soif dans les Pubs de la région, et faire preuve de la plus grande méchanceté avec ses proches. Sa cruauté est telle, que le Diable même en entend parler, et décide de lui rendre visite pour le punir et le condamner aux Enfers. Descendant sur Terre, le Diable trouve Stingy Jack en train de tituber à travers la campagne irlandaise.
Jack, tu as été cruel tout au long de ta vie. Suis-moi, que je te condamne aux Enfers pour l’éternité.
Malgré l’alcool, Jack ne se démonte pas, et accepte :

– D’accord, je te suis… Mais avant de m’emmener, offre moi un dernier verre au Pub.
Le Diable, ne voyant pas d’inconvénients à cette requête, accepte et emmène donc Jack au Pub le plus proche. Arrivé au comptoir, Jack commande une bière, mais ne trouve de pièce dans sa poche pour payer… Le Diable décide de lui offrir la bière et se transforme en pièce de six pence. Mais au lieu de régler sa note, Jack attrape la pièce et la fourre dans sa poche, où se tient une petite croix en argent. Le contact avec la croix empêche citrouille-dhalloweenalors le Diable de reprendre sa forme véritable, et Jack fier de lui, lui propose de le libérer si ce dernier le laisse tranquille durant 10 ans. Le Diable accepte, furieux, et retourne en Enfer.
Dix années passent et le Diable revient. Jack accepte de le suivre, mais lui demande si ce dernier veut bien lui cueillir une pomme avant de l’emmener. Le Diable accepte, grimpe sur le pommier, mais Jack encercle alors le tronc de l’arbre avec plusieurs croix, piégeant une fois de plus le Diable.
Libère moi ! vocifère le Diable
Jack accepte alors de le libérer à la condition que le Diable le laisse tranquille à jamais, ce qu’il accepte.
Bien des années plus tard, Jack meurt, et se retrouve aux portes du Paradis. Mais Saint Pierre lui en refuse l’accès du fait de sa vie dissolue. Jack se rend alors devant la porte de l’Enfer, et demande au Diable de le laisser entrer.
Je ne te ferais pas entrer… Rappelles-toi la promesse que je t’ai faite…
Désespéré, Jack ne sait où aller. Il demande alors au Diable quoi faire…

Retourne d’où tu viens…
Jack décide donc de retourner sur ses pas. Mais le chemin est sombre et effrayant, et Jack a besoin de lumière pour progresser… Il demande alors au Diable un peu d’aide : le Diable accepte, et lui offre des braises issues de l’Enfer, qu’il met dans un navet pour faire office de torche. Depuis ce jour, Jack erre comme une âme en peine entre le monde des morts et le monde des vivants, ne sachant où aller…

Le Symbole de la fête d’Halloween
De nos jours, Jack O’Lantern est un personnage récurrent que l’on retrouve chaque année lors de la fête d’Halloween. Halloween est en effet la version moderne de la fête de la Samain, une fête d’origine celte, où la croyance populaire consistait à penser qu’une fois par an, le monde des vivants et des morts co-existait l’espace d’une nuit…

Le Leprechaun

Cette créature solitaire, et asociale, dont la mauvaise humeur caractéristique ne la rend pas toujours sympathique, est par définition un être qui se distingue par sa petite taille (90 cm). Trapu, vêtu de vert et d’un tablier de cordonnier (leigh bhrogan en gaélique irlandais), le Leprechaun abuse souvent du dudeens (une liqueur de leur fabrication) etleprekony de sa pipe qui lui permet de fumer on ne sait quelle herbe nauséabonde. Être atypique, il n’existe que des Leprechauns mâles.
La légende raconte que leur naissance serait en vérité le fait de l’union d’un humain et d’un esprit, bien que le Leprechaun soit rejeté par ces deux mondes.
Il passerait son temps à fabriquer des chaussures, commettre des farces et compter ses pièces d’or qu’il conserve dans un chaudron caché au pied d’un arc-en-ciel. Si jamais il se fait capturer, il peut exaucer trois vœux en échange de sa libération. Il est rapide et si malgré tout vous l’attrapez, alors n’écoutez pas ses promesses de fortune en échange de sa liberté, il vous filerait entre les doigts. La légende veut par ailleurs, de ne pas le lâcher des yeux : un seul clignement d’œil de votre part suffirait au Leprechaun pour disparaître de votre vue comme par magie !

Le Dullahan

Le Dullahan (parfois appelés Gan Ceann, « sans tête » en irlandais) est un type de fée solitaire, de la cour Unseelie, connu pour sa malice, et ses jeux macabres. Ce dernier peut en effet retirer sa tête à loisir, et s’en servir au cours de jeux de balles et autres activités sleepy01macabres. (Le Dullahan est d’ailleurs souvent représenté avec sa tête placée sous le bras, et a inspiré de nombreux films, comme celui de Sleepy Hollow de Tim Burton). De manière générale, le Dullahan se reconnait tout particulièrement à ses yeux incandescents, ainsi qu’à sa bouche tordue en un affreux sourire.
Le Dullahan a pour habitude de se déplacer à cheval. Pour faire avancer l’animal, celui-ci utilise un fouet, constitué d’une colonne vertébrale d’être humain, qu’il aime faire claquer dans les airs. De temps à autre le Dullahan se déplace également en carriole, constituée d’os, de fémurs, et de crânes…
Le rôle du Dullahan est plutôt morbide : lorsque celui-ci arrête son cheval, un être humain doit mourir. Il lui suffit pour cela de stopper sa monture, et de murmurer le nom de sa victime pour que la personne concernée s’écroule aussitôt.
Le Dullahan craint particulièrement l’or : ce matériau suffit à lui seul à les repousser…

Le Changeling

fairies_at_cradleLes Changelings sont des leurres que l’on retrouve dans les écrits irlandais, et écossais.
On y raconte que les fées n’hésiteraient pas à enlever les bébés des hommes,par malice, en récupération d’une dette ou par fascination pour les bébés. En substitution, les fées placeraient alors un Changeling à la place du nouveau-né enlevé.

La forme d’un Changeling peut changer d’un récit à l’autre, mais la plupart du temps, un Changeling prend la forme d’un bébé fée, ou d’un bout de bois enchanté. Le sortilège veut ensuite que cette substitution fasse totalement illusion auprès des parents, alors persuadés d’avoir leur enfant à côté d’eux.
Une technique existe cependant pour les démasquer : il suffirait d’éveiller la curiosité du Changeling pour que celui-ci vous révèle toute la vérité.

Le Merrow

Le merrow est l’équivalent gaélique de la sirène, et un peuple cousin des nixes. Une sirène gaélique annonciatrice de malheurs…
merrow_by_genzomanLe Merrow est un type de créature plutôt difficile à cerner. Il en existe des mâles et des femelles, tous vivant dans les océans aux eaux profondes, à proximité des épaves…
Plutôt vifs et querelleurs, les Merrow femelles sont connues pour leurs grande beauté, alors que les Merrow mâles sont quand à eux plutôt hideux et terrifiants…
Les merrows portent un chapeau rouge, appelé cohuleen druith, souvent couvert de plumes sans lequel ces créatures ne peuvent plus retourner dans la mer. Sur la terre ferme ils prennent l’apparence d’une petite vache sans cornes.
Le Merrow est généralement un être assez belliqueux, annonciateur de grands malheurs… D’après la légende, croiser ce type de créature fantastique peut annoncer une forte tempête (pour les pêcheurs), une mort imminente, ou une terrible malédiction. Bref, rien de très engageant!

Il y a de nombreux autres mythes et légendes que j’ai croisés au cours de mes pérégrinations sur la toile, tels que Finn Mac Cumaill, le géant à l’origine de la Chaussée des Géants (dont je vous reparle très bientôt puisqu’elle est au programme des visites de ce week-end!), le Dagda, dieu de la tribu de Dana (ça y est j’ai la chanson dans la tête pour plusieurs jours!), l’histoire du livre de Kells (le film d’animation Brendan et le secret de Kells est vraiment très beau et intéressant, je vous le conseille!), Grace O’Malley (qui n’est en fait pas un personnage fictif mais bien réel!) célèbre femme pirate irlandaise, et j’en passe.

Tous ces mythes sont passionnants! Alors si vous souhaitez que je développe un sujet ou un autre, n’hésitez pas à me le dire! J’espère tout de même ne croiser aucune de ces créatures… Elles n’ont pas vraiment l’air très bienveillant!

Xoxo!

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4 commentaires sur « Irlande – Créatures Folkloriques »

  1. J’adore cet article ! Si j’en connaissais beaucoup, tu m’as appris que le Cavalier sans tête était d’origine irlandaise ! Et je ne connaissais pas le Merlow. J’aime énormément le folklore celte et nordique, je trouve ça passionnant!

    Aimé par 1 personne

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