Pages 14-18

pages-14-18Résumé : Un journal centenaire, quelques extraits recueillis au fil des pages : les Noires de Pau se sont emparés de ces lambeaux de mémoire pour ranimer la flamme de ces soldats de 14 qui s’en furent là-bas, juste avant les moissons, et n’en revinrent jamais.
Douze nouvelles martèlent le silence de ce jour d’été, comme le claquement des rous de ces trains qui quittèrent la gare de Pau: Sous les drapeaux, et sous les gerbes de fleurs, des mots tracés à la craie sur le bois des wagons déjà au loin, « Tous à Berlin », qu’accompagne un dernier cri surgi de la foule sur le quai :
« – Mon amour, tu seras de retour avant la fin des moissons! »
Entre les lignes presque effacées, des lignes de vies enfuies…

Auteurs : Association des Noires de Pau

Mon avis :

       100 ans après le début de le Première Guerre Mondiale, l’association des Noires de Pau a décidé, à la mémoire de tous ceux qui ont vécu en ces temps difficiles et que l’Histoire n’oubliera pas, de se replonger dans le quotidien des français. Ils ont fouillé dans les archives, dans les souvenirs de leurs aïeux, et au détour d’une page de journal, d’une boîte avec un fond secret ou d’une annonce, ils nous ont concocté des nouvelles, nous replongeant dans l’ambiance si particulière d’août 1914.

       Chacun de ces auteurs nous a écrit une nouvelle, une courte histoire, une tranche de vie non censurée, l’enchaînement de des textes offrant une vision saccadée d’un monde tourmenté. Chaque  nouvelle offre une facette à la fois différente et inattendue de ces vies qui nous sont contées. Toutes sont surprenantes à leur manière, on ne sait jamais de quoi il va s’agir, quelle direction va prendre le récit et quel en sera le sentiment dominant.

        Sous couvert de la guerre, la ligne entre le bien et le mal, la définition même de ce qu’il est « humain » de faire ou non, devient floue. Ce flou devient presque artistique dans ces nouvelles où l’humour, très souvent noir, côtoie le tragique, où l’ironie (du sort) se mêle au dramatique.

    J’ai été particulièrement touchée par l’histoire contée par Ninou Dubois, qui relate l’histoire de son grand-père, à travers ses petits-enfants devenus grands, qui redécouvrent les histoires de guerre qu’il leur racontait, mais avec leur regard d’adulte, empreint à la fois de tristesse, de nostalgie et de fierté.

       Ce petit livre m’a donc emmenée à la découverte des français de 1914, me surprenant à chaque fois avec un sentiment différent.

En bref : Une séries de nouvelles surprenantes pleines d’humour noir et d’ironie, en mémoire d’une période bien noire…

Bonne lecture!

Xoxo

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4 commentaires sur « Pages 14-18 »

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